Carnet de route

Les Pyrénées 2015

Le 09/08/2015 par Deckmyn Simone

Les Pyrénées ? Pour les habitués, pas de soucis : rendez-vous pour le café-croissant à Badaroux et le pique-nique à notre Dame de la Drèche pour une arrivée en fin d’après midi, cette fois, à Lescun au Refuge de la Maison de la Montagne pour une découverte de la vallée d’Aspe,  ses lacs, ses cols, ses sommets. Ce sera notre pied à terre également pour la seconde partie du séjour.

Installation et premier apéro avec le débriefing du lendemain : deux nuits au refuge d’Ayous. 

Départ de Borce et montée par le chemin de la Matûres avec une météo plein soleil – ce sera le cas pour tout le séjour sauf le dernier, ce qui nous a permis d’aller en Espagne manger des tapas ; personne ne n’en est plains d’ailleurs !! – Deux chutes sans gravité pour ce premier jour : un lacet pris dans l’autre chaussure et une glissade sur un pont dont l’accès est interdit ! 

Pardon Béa, mais sans partie pris, la glissade de Michèle vaut la peine d’être racontée : à un croisement, il est indiqué que le chemin est fermé (sans précision mais nous découvrirons que le pont situé un peu plus bas est endommagé) et bien sûr les plus curieux se précipitent pour voir.. Une défense d’accès est bien présente mais qu’à cela ne tienne certains(es) passent outre et se retrouvent sur ce pont fermé aux randonneurs. Le pont est fortement penché et Michèle s’approche jusqu’à perdre l’équilibre. Glissade.. Rapide, elle se rattrape à la corde qui sert de rambarde, les deux pieds reposant sur un piquet. Il lui est impossible de se redresser, dira-t-elle, car le poids de son sac l’en empêche ! Personne ne répond à ses « ohé ya quelqu’un » sauf le Zorro du groupe, qui au péril de sa vie, d’une manière irréfléchie, ira la sortir d’une noyade certaine.  

Un spectacle nous attend plus haut car une rangée de vautours, l’œil dur, fixent un point dans la comble invisible pour nous. Après le col d’Ayous, nous assistons, impuissants, à la mise en charpie d’une vache par, me semble-t-il, tous les vautours des Pyrénées. Le spectacle est saisissant, l’odeur insupportable. Les vautours se battent pour approcher la bête et se remplir le ventre. Nous contournons, évidemment, mais pas suffisamment pour Jean-Luc qui fera les frais d’une fiente sur sa jolie casquette. 

Arrivée au refuge d’Ayous ; installation, plongeon dans le lac de Gentau pour les uns et farniente pour les autres, et écriture pour moi ..

Le lendemain, départ pour le col des Moines, le pic des Moines avec une redescente par le col de Bénou, le lac du Paradis, et, comme cela ne suffit pas pour les cafistes que nous sommes, le lac de Peyreget ainsi qu’une remontée « bartassée » au refuge. Ouf !

Le mardi, départ à 9 heures du refuge pour un retour à Lescun par le refuge de Larry, qui est, en fait, une cabane non gardée. L’air est plus frais car l’orage a sévi hier soir. Malgré tout le « grand beau menace ». Après le Pont de Coustey, traversée par le bois de Lagaude et redescente vers Urdos (avec quelques rallonges – mais bon ! on est cafiste ou pas). Cette journée a été propice au ramassage de champignons qui seront cuisinés et servis – mais oui – avec l’apéro du soir. Merci aux cuistots.

C’est ce soir là que nous écrirons une carte postale à Jean Marc et où Gégé nous racontera avoir été facteur à l’Ile de Ré et les « blagounettes «  qu’il faisait aux clients de la Poste : « parfois, il n’y avait pas de texte sur les cartes postées, parfois l’inverse, un texte sans adresse ; alors nous remplissions les blancs sans complexe ». Je vous laisse imaginer les résultats.. et je sais, amis cafistes, que vous avez l’imagination fertile.

Et puis, nous grimperons au Pic d’Anie, par une très belle journée d’été, une longue montée à travers les lapiazs en file indienne. Le soir, nous irons à une manifestation musicale avec  Daniel Brel et Nyal Doya  (bandonéon/guitare) en bus car, renseignement pris, la salle des fêtes se situe sur l’autre versant !

Et puis, une journée consacrée au Lac d’Estaens changeant de couleur au grès de nos débandades. Tout  le monde s’y baignera. Le soir, c’est la fête au village (les cloches sonnent, sonnent). Nous nous baladerons au travers du village à la rencontre des peintres.  

Nous irons dans l’église écouter chanter une jeune femme d’origine algérienne (dont je n’ai pas retenu le nom…)

Le vendredi sera pour le Pic d’Ansabère avec un départ du Pont Lamareich par le passage à la Villa des Privés d’Amour. 

Et le samedi tapas et churros à gogo à Jaca en Espagne. La pluie est là,  tenace. La dernière soirée est consacrée au jeu de mimes. On rigole, on se rappelle des anecdotes et là, surprise, Arlette me dit : « Alors comme çà t’as  dormi dans un poulailler ? » Je n’en dirai pas plus. C’est une histoire archivée.

Une belle semaine bien organisée, un groupe joyeux.  

Merci Gérard et Béatrice et à bientôt sur les chemins.







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