Carnet de route
Embarqués au Mas !
Le 04/02/2026 par Jacques Charreyre
C'est dans un lieu fascinateur, hors du temps, en pleine nature, éloigné des turpitudes de nos vies modernes que nous posons notre "attelage" et nos gambettes.
"Milla diou" le Mas de la Barque (1416) nous propose sa cohorte de gites (une dizaine), assortis de pierres, lauzes, bois. Un bel accent du sud se mêle à l'accueil. Tout au tour les arbres dépouillés de leur feuilles s'harmonisent au tapis de neige. L'hiver s'est durablement installé, agrémenté d'un air frais préservant la couche blanche compacte (environ 40 cm).
Il s'agit maintenant de tester "patins" au pied l'environnement. Le ciel s'éclairci ou s'envenime au fil de notre progression sur le Pic Cassini (1680). Au sommet, s'écrit l' historique de la cartographie française. Une bise "frisquette" percute nos "camisoles". Nous bavardons "un tantinet" avec un trio de locaux satisfaits de cet épisode hivernal. A proximité, un sous bois bienvenu ravive nos énergies et notre instinct glouton. Au retour la rencontre insolite d'un couple baroudeur enchante notre binôme référent. Nous poursuivons via le hameau déserté de Bellecoste et la rive du Tarn, la météo s'embellie. Seul "bémol" à notre vaillante saillie les "trous" indiscernables parmi les tourbières.
Vient le moment de la "parenthèse" attendue en fin de journée. Avant de s'apprêter aux bienfaits culinaires, il faut maitriser la flamme controversée du poêle à granules, afin d'exalter l'atmosphère. Chose faite, nous pouvons satisfaire nos papilles, "blaguer" à l'envie, avant de rejoindre les "bras de Morphée".
"Boudiou" au lendemain il faut rechausser. Nos énergies intactes, s'expriment à l'image de la bienveillance du temps. Nous "goutons" un espace enchanteur, silencieux, en esquissant un itinéraire proche du ruisseau de Gourdouze. Le hameau éponyme inhabité symbolise cette quiétude. Cette avancée nous hisse sur une crête ou l'horizon se dévoile avec le Mont Ventoux en perspective. Mais notre satisfaction trouve son apogée à la vue assez proche d'une lignée de cerfs et biches (6 cervidés) "ondulants" dans la pinède.
Pour la suite du parcours s'entremêlent à l'issue d'une pause salutaire, des contours au milieu d'épars arbustes, quelques franchissements de ruisseaux aux pourtours piégeux, avant de retrouver le sentier final.
Ainsi s'écrit une épopée Lozérienne réussie, bien "peaufinée" avec une "troupe" généreuse, dynamique.
Jack





